Qu’est-ce qui provoque le terrorisme? Est-ce l’islam, ou plutôt la politique étrangère américaine et les doubles standards de l’Occident?

 

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Elijah J. Magnier: @EjmAlrai

“Si tuer ceux qui tuent nos enfants est du terrorisme, alors laissons l’histoire témoigner que nous sommes des terroristes ”. C’est ce que l’ancien dirigeant d’Al-Qaida, Osama Bin Laden a répondu aux accusations de terrorisme par les occidentaux. “Terroriser les ennemis” fait partie du Coran sacré, du moment qu’on combat, qu’on inflige de la peine et terrorise les ennemis d’ l’islam, disposés à se battre et à ne pas demander la paix, comme indiqué dans le Coran aya.

 

Les analystes et media américains, qui occupent la plus grande partie de la principale plateforme de reportage, tendent à cibler principalement la réaction des terroristes. Ils étudient et décrivent leurs actions, leur profil, leurs buts et leur comportement, les liens entre les différentes organisations terroristes, et analysent leurs prochains pas plutôt que de se concentrer sur les véritables facteurs d’allumage produisant le terrorisme. Des millions de livres ont été écrits à propos des groupes terroristes et de leur contexte. Des pays comme le Royaume-Uni, promeuvent la CONTESTATION et la police communautaire pour combattre l’extrémisme violent et la radicalisation qui conduit au terrorisme (VERLET). Les conséquences sont qu’il est rarement mis en lumière que la politique étrangère américaine telle qu’elle est promue et perçue dans le monde musulman est un des principaux facteurs, peut-être la principale cause, influençant et même nourrissant le terrorisme.

 

Le Professeur Max Abrahms de l’université nord-est américaine des sciences politiques, un théoricien du terrorisme, a dit à Al-Rai: “Les EU ont involontairement contribué au terrorisme international au travers de la politique erronée des changements de régime (en Iraq, en Libye, en Syrie et en Afghanistan) depuis la déclaration de la “guerre au terrorisme”. Le changement de régime irréfléchi en Irak a créé une vacance de pouvoir qui a été rempli par al-Qaida en Irak et en dernier ressort par ISIS. Peu d’Américains comprennent que l’exclusion de Khaddafi en Libye a créé la même vacance de pouvoir qui a largement profité à ISIS et à d’autres groupes militants. Encore moins d’Américains comprennent qu’armer l’”opposition” en Syrie a significativement aidé ISIS et Jabhat al-Nusra et a prolongé la soi-disant guerre civile. De cette façon, le stratégie de counterterrorisme américaine a eu un effet contraire”.

 

Une unité de la “division contreterroriste du FBI” et les agents spéciaux du FBI des EU impliqués dans “l’extrémisme violent” a conclu que la politique étrangère américaine est la principale motivation derrière les attaques terroristes qui sont des représailles pour les centaines de milliers de tués au Moyen Orient.

 

Si nous regardons la guerre de Syrie, très souvent nous voyons que le rôle du Président syrien Bashar al Assad cité à tort comme étant celui qui a soutenu la montée d’al-Qaeda ou “Etat islamique” (ISIS), le flux des djihadistes en Irak pour combattre l’occupation américaine, et qui a ouvert ses prisons en Syrie 2011, (libérant les djihadistes de prison pour radicaliser la révolution).

 

Par exemple, le Major Général William Caldwell, porte-parole militaire américain en Irak, a dit en 2006 que la Syrie était un des nombreux pays du Moyen Orient qui ont facilité l’accès des combattants à Bilad al-Rafideyn. L’ex-Premier Ministre Nuri al-Maliki, a menacé de couper les liens avec Assad parce que, disait-il, les djihadistes venant de Syrie ont provoqué la mort de nombreux civils et faisaient de leur mieux pour encourager une guerre sectaire entre Sunnites et Chiites. Al-Maliki a également accusé l’Arabie saoudite et le Qatar de favoriser la violence dans son pays. En outre, l’Iran a joué un rôle tactique en hébergeant, armant et offrant une logistique à al-Qaeda et aux militants anti-américains tant que leur but était de combattre les forces d’occupation en Irak.

 

Les allégations selon lesquelles Assad est responsable de la radicalisation de la révolution syrienne paisible sont fausses. Les bases de la guerre contre la Syrie datent des années 2000 (pas 2011) quand “un oléoduc de 1,500km coûtant $10 milliards devant unir le Qatar, l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie à la Turquie, donnant aux pays du golf le contrôle du gaz naturel mondial”, dans le but de frapper l’économie gazière de la Russie en offrant une alternative à l’Europe, au travers de la Turquie. La Russie vend 75% de son gaz à l’Europe et cela aurait été un coup terrible porté aux ventes de gaz du Président Poutine hors d’Europe.

Robert F. Kennedy Jr. a écrit, “Des câbles secrets et des rapports provenant des service secrets américains, saoudiens et israéliens indiquent que quand Assad a refusé l’oléoduc qatari, les planificateurs militaires et les services secrets sont arrivés rapidement à la conclusion qu’il était possible de fomenter une montée en puissance des sunnites en Syrie pour rejeter le Président Assad non coopérant afin de faire aboutir le projet de lien gazier du Qatar à la Turquie. En 2009, selon WikiLeaks, peu après qu’Assad ait refuse l’oléoduc qatari, la CIA a commencé à financer les groupes d’opposition en Syrie. Il est important de noter que ceci était longtemps avant la montée du Printemps Arabe contre Assad.”

 

En outre, en May2003, au moment où les EU se sont déclarés force d’occupation en Irak, le Secrétaire US de la Défense Colin Powell a visité Damas et a menacé le Président Assad. La réponse syrienne a été “nous voulons un dialogue, pas un ultimatum de la part de Washington”. Powell a demandé la pleine collaboration d’Assad pour arrêter le flux d’armes vers le Hezbollah libanais, et pour fermer les camps et agences du Hamas et du “djihad islamique” palestinien à Damas.

 

Qui plus est, après la guerre de 2006 au Liban, la Syrie est devenue la cible en raison de son soutien militaire au Hezbollah. Assad a ouvert ses réserves, fournissant missiles guidés antitanks et des missiles stratégiques de longue portée pour que le Hezbollah puisse arrêter l’invasion israélienne. C’est après les événements de 2006 au Liban que Washington a pris l’initiative de négocier avec Damas dans le but de désamarrer la Syrie de l‘Iran et de l’“Axe de Résistance.” Tom Lantos, Président de la commission des Affaires étrangères de la chambre des représentants américain, est venu à Damas menacer le Président Al-Assad afin qu’il rejoigne les rangs avec l’Arabie saoudite et les EU contre l’Iran: “Ce sont les musulmans sunnites et non pas l’Iran de Mahmoud Ahmadinejad qui contrôleront la région, et il est dans l’intérêt de Damas de savoir de quel côté il convient d’être.”

 

Dans une révélation choquante, le Général américain Wesley Clark a confirmé que la Syrie faisait partie de la liste des pays ciblés par une intervention armée américaine sur la base d’un plan militaire de cinq ans dessiné en 2001, juste après l’Irak et avant le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran.

 

Récemment, en Août 2011, durant les premiers mois de la révolution, le chef d’ISIS Abu Bakr al-Baghdadi a envoyé son lieutenant Abu Muhamad al-Joulani avec plusieurs commandants et des étudiants de différents pays de la région en Syrie pour prêcher et recruter des jeunes pour bâtir al-Jabhat li-Nusrat ahl al-Sham, mieux connu par la suite sous le nom de Jabhat al-Nusra, lequel plus tard, après sa dispute avec ISIS, a rejoint al-Qaeda en Syria.

 

Cela dit, la contribution des pays de la région au soulèvement contre les forces d’occupation en Irak reste insignifiant en comparaison de l’effet dévastateur de l’invasion américaine elle-même, le changement de régime en Irak et les doubles standards américains qui ont causé la participation de combattants étrangers du monde entier.

 

Abu Mus’ab al-Zarqawi était au in Kurdistan avant 2003 avec Ansar al-Islam. Zarqawi s’est mis à part seulement quand le secrétaire d’état Powell a mis en lumière son nom en février 2003 pour justifier par la suite l’occupation de l’Irak. A cette époque, Zarqawi n’avait même pas la franchise d’al-Qaeda en Irak. Les militaires américains ont de façon perverse donné une importance démesurée au rôle de Zarqawi dans le soulèvement, utilisant la propagande des media et attirant de ce fait plus de combattants de son groupe: “en ciblant Zarqawi nous avons caricaturé en quelque sorte son importance”, dit Col. Derek Harvey, un officier des services secrets américain en Irak.

 

Parmi les conséquences de la politique étrangère américaine et de son intervention illégale au Moyen Orient il y a l’encouragement fait aux pays de la région à la réaction et à la confrontation. Volontairement, ceci est rarement mentionné.

 

Mais ce n’est pas tout. Il y a des faits importants que les chercheurs essayent d’éviter. Pour n’en citer que quelques-uns :

  1. L’occupation de l’Irak en raison des soi-disant armes de destruction massive. Ce mensonge n’est jamais mis en exergue, bien que la rumeur se soit révélée fausse avant même l’invasion. Cette invasion, basée sur un mensonge, a couté la vie à des centaines de milliers de civils irakiens.
  2. L’embargo américain des années 90 a tué au moins un demi-million d’enfants irakiens en raison du manque de nourriture et de médicaments, et Madeleine Albright qui était alors secrétaire d’Etat US, a eu le toupet de prétendre que “cela en valait la peine”. Il en est résulté l’une des guerres les plus destructrices, et le nombre des morts est bien plus élevé que celui dû à la guerre en Syrie.
  3. Le président Barak Obama est la seule personne autorisée à lancer une attaque par drone pour tuer des “terroristes” à l’étranger. En 2010, 75 attaques par drones au Pakistan ont tué 650 personnes. L’agence Dawn News au Pakistan estime que 123 civils sont tués pour un militant. Au Yémen, 170 militants ont été tués par drones pour 1800 civils. L’administration américaine appelle cela des “dommages collatéraux”. En outre, plus de 30.000 civils ont été tués dans la guerre d’Afghanistan. Il s’agit là d’exemples limités des causes et effets de la politique étrangère occidentale comme déclencheurs du terrorisme.

Le rôle des media doit aussi être cité comme étant pourvoyeur de la croissance et du terrorisme. En postant des images sensationnelles de la guerre, en manipulant des messages d’enfants, en appelant des djihadistes “rebelles modérés” alors qu’ils se proclament eux-mêmes Mujahedeen-fi-sabil-Allah, et ceci a pour conséquence de tromper le lecteur, en donnant des informations erronées traduisant une sorte de “souhait politique”.

 

Les lecteurs n’ont pas besoin d’aller rencontrer les djihadistes d’al-Qaeda pour comprendre leur message ou aller sur les sites d’ISIS ni lire leurs publications, et risquer la prison au retour pour avoir eu accès au matériel ou à la propagande djihadiste. Les media occidentaux offrent assez de matériel pour découvrir le matériel de propagande d’ISIS et d’al-Qaida ciblant le recrutement. Qu’il est facile de battre un pays (Irak ou Syrie)! Que les armées de Syrie et d’Irak sont incompétentes! Tous ces racontars terroristes présentent les militants comme invincibles et par conséquent utilisés comme djihadistes locaux pour combattre l’Occident chez lui, rendant l’argument contre-terroriste plus difficile à discuter.

 

Il n’est pas nécessaire d’être un musulman radical ou même non-radical (vivant en Occident) pour comprendre l’outrage perçu par la moindre personne vivant au Moyen Orient, qui voit des personnes innocentes se faire tuer par ceux qui prétendent exporter et promouvoir une société pluraliste and des valeurs partagées.

 

En Occident, les gouvernements disent, “in faut respecter les lois internationales et les droits de l’homme doivent être une partie intégrale de l’effort pour contrer le terrorisme”. George W. Bush a une fois demandé: “Pourquoi les terroristes nous haïssent-ils?” La réponse a été “parce qu’ils “haïssent notre liberté, notre liberté de culte, et notre liberté de parole ”. Cela est-il vrai? Les valeurs occidentales sont-elles haïes parce que les libertés observées et pleinement respectées au Moyen Orient? Comment cela pourrait-il être le cas quand un demi-million d’enfants est tué par l’embargo, quand des centaines de milliers d’innocents son tués par la guerre, par l’invasion de territoires souverains, en prétendant qu’il y a des armes de destruction massive? Et quand des drones causent des “ dommages collatéraux ” massifs? Les droits de l’homme sont-ils respectés par la torture en prison (Abu Ghraib) ou par un tel mirage?

 

Au lieu d’être responsables de la mort d’au moins un million cent soixante-dix mille personnes (dont 800.000 civils morts en raison des guerres en Afghanistan, au Pakistan et en Irak), dépensant 4.79 milliers de milliards de dollars pour la guerre elle-même et en essayant de contrer le terrorisme, pourquoi ne pas dépenser assez de temps et beaucoup moins d’argent à repenser et revoir cette terrible politique étrangère qui oblige en fait les gens, surtout les jeunes, à “faire quelque chose ” pour la combattre? On pourrait contrôler, modifier, et même arrêter ce message confus que l’Occident envoie au Moyen Orient? Des valeurs importantes et fondamentales sont continuellement violées, poussant la jeunesse à prendre les armes des organisations terroristes et à aliéner des populations entières.

 

La grande majorité des populations musulmanes perçoit l’affaiblissement et la division de l’islam comme étant un but délibéré des EU. Confronté à ceci, une grande partie de la population partage la plupart des buts d’al-Qaeda: changer le comportement américain dans le monde musulman, promouvoir une gouvernance islamique, et préserver et affirmer une identité islamique (world Public Opinion Poll 2009). Il est temps de regarder en face les conséquences des interventions de l’Occident outre-mer, d’évaluer la réalité de ces actions et le chaos qu’elles ont produit, pour que tous les intervenants de ce problème mondial puissent apprendre de l’histoire.

 

 

 

What triggers terrorism? Is it Islam, or rather US Foreign Policy and the west’s double standards?

 

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Elijah J. Magnier: @EjmAlrai

“If killing those who kill our sons is terrorism, then let history be witness that we are terrorists”. This is what the late leader of al-Qaida, Osama Bin Laden said in response to the accusation of terrorism by the west. “Terrorising the enemy” is part of the Muslim holy book, the Quran, as long as you fight, inflict pain and terrorise the enemy of Islam, willing to fight back and not asking for peace, as stated in the Quran aya.

US analysts and media, who occupy most of the mainstream-reporting platform, tend to focus on the reaction of terrorists. They study and report their doings, profile, goals, and behaviour, the link between different terrorist organisations, and analyse their next steps rather than focus on the real igniting factor behind terrorism. Millions of books have been written about terrorist groups and their background. Countries, like the UK, promote CONTEST and community policing to domestically combat the Violent Extremism and radicalisation that leads to Terrorism (VERLET). The consequences of US foreign policy as it is enacted and perceived in the Islamic World are rarely highlighted as one of the major factors, perhaps the main cause, influencing, and indeed nourishing terrorism.

US Northeastern University Political Science Professor Max Abrahms, a terrorism theorist, told Al-Rai: “The U.S. has inadvertently contributed to international terrorism through the failed policy of regime change (Iraq, Libya, Syria, Afghanistan) since the declared “war on terror”. Un-thoughtful change of regime in Iraq created a power vacuum that was filled by al-Qaida in Iraq and ultimately ISIS. Few Americans understand that removing Gaddafi in Libya created a similar power vacuum that has greatly benefited ISIS among other militant groups. Fewer Americans also understand that arming the “opposition” in Syria helped to significantly support ISIS and Jabhat al-Nusra and prolonged the so-called civil war. In these ways, the US counterterrorism strategy has backfired.

A unit in the “FBI counterterrorism division” and FBI special agents across the US involved in “home-grown violent extremism” concluded that US foreign policy is the main motive behind terrorist attacks as a retaliation for the hundreds of thousands killed in the Middle East.

If we look at the war in Syria, very often we find that the role of the Syrian President Bashar al Assad is falsely quoted as the one who has supported the rise of al-Qaeda or the “Islamic State” (ISIS), the flow of jihadists in Iraq to fight the US occupation forces and the opening of his prisons in Syria in 2011, (releasing jihadists from jail to radicalise the revolution).

For example, Major General William Caldwell, chief US military spokesman in Iraq, said in 2006 that Syria was one of many Middle Eastern countries that allowed an easy access to foreign fighters in Bilad al-Rafideyn. The ex-Prime Minister Nuri al-Maliki, threatened to cut ties with Assad because, he said, jihadists coming from Syria caused major killing among the civilian population and were doing their best to fuel a sectarian war between Sunni and Shia. Al-Maliki also accused Saudi Arabia and Qatar of funding violence in his country. Also, Iran played a tactical role in sheltering, arming and offering logistics to al-Qaeda and anti-US militants as long as their aim was to fight the occupation forces in Iraq.

The allegations that Assad is behind the radicalisation of the Syrian peaceful revolution are misleading. The foundations for the war against Syria were laid in the 2000 (not in 2011) when “a $10billion 1,500km pipeline was proposed to link Qatar, Saudi Arabia, Jordan, Syria to Turkey and give the Gulf countries a control over world natural gas”, with the goal to hit Russia’s gas and economy sectors by offering an alternative to Europe, via Turkey. Russia sells 75% of its gas to Europe and it would have been a major blow to President Putin’s sales of Russian gas outside Europe.

Robert F. Kennedy Jr. wrote, “Secret cables and reports by the US, Saudi and Israeli intelligence agencies indicate that the moment Assad rejected the Qatari pipeline, military and intelligence planners quickly arrived at the consensus that fomenting a Sunni uprising in Syria to overthrow the uncooperative President Assad was a feasible path to achieving the shared objective of completing the Qatar/Turkey gas link. In 2009, according to WikiLeaks, soon after Assad rejected the Qatar pipeline, the CIA began funding opposition groups in Syria. It is important to note that this was well before the Arab Spring-engendered uprising against Assad.”

Also, in May2003, just as the US declared itself an occupation force in Iraq, US Secretary of Defense Colin Powell visited Damascus and threatened the Syrian President Assad. Syria’s response to the visit was “we want dialogue not ultimatums from Washington”. Powell demanded Assad’s full collaboration in stopping the flow of weapons to the Lebanese Hezbollah, and to close Hamas and the Palestinian “Islamic Jihad” camps and offices in Damascus.

Moreover, after the 2006 war in Lebanon, Syria became the target because of its military support to Hezbollah. Assad opened his warehouses providing anti-tank guided missiles and long-range strategic missiles for Hezbollah to stop the Israeli invasion. It is after the 2006 events in Lebanon that Washington took the initiative to negotiate with Damascus with the aim of de-linking Syria from Iran and the “Axis of Resistance.” Tom Lantos, Chairman of the Foreign Affairs Committee of the U.S. House of Representatives, visited Damascus and threatened President Al-Assad to join ranks with Saudi Arabia and the United States against Iran: “Sunni Muslims and not Iran under Mahmoud Ahmadinejad will be in control in the region, and it is to the advantage of Damascus to know which side to be on.”

In a shocking revelation, US General Wesley Clark’s confirmed Syria was included in a list of targeted countries for U.S. military intervention on the basis of a five-year military roadmap drawn in 2001, just after Iraq followed by Lebanon, Libya, Somalia, Sudan and Iran.

And lastly, in August 2011, just during the first months of the revolution, the leader of ISIS Abu Bakr al-Baghdadi sent his lieutenant Abu Muhamad al-Joulani with a number of commanders and many scholars from different countries of the region to Syria to preach and recruit youths and formed al-Jabhat li-Nusrat ahl al-Sham, better known later as Jabhat al-Nusra, and later on, after its dispute with ISIS, al-Qaeda franchise in Syria.

Having said that, the contribution of countries of the region in supporting the insurgency against the occupation forces in Iraq is still insignificant comparing to the devastating effect of the US invasion itself, the change of regime in Iraq and the US double standards that provoked participation by foreign fighters from all over the world.

Abu Mus’ab al-Zarqawi was in Kurdistan prior to 2003 with Ansar al-Islam. Zarqawi stood out only when Secretary Powell highlighted his name in February 2003 to further justify the occupation of Iraq. At that time, Zarqawi was not even holding the al-Qaeda franchise in Iraq. The US military foolishly inflated and overemphasised Zarqawi’s role in the insurgency, using media propaganda and thereby attracting more fighters to his group: “Our own focus on Zarqawi has enlarged his caricature, if you will – made him more important than he really is, in some ways”, said Col. Derek Harvey, a US intelligence officer in Iraq.

These are among the results of the US foreign policy, of illegal intervention in Middle Eastern affairs pushing countries and groups towards reaction and confrontation. They are rarely raised and, one suspects, purposely not mentioned.

But that is not all. There are important facts researchers try to avoid. To mention a few:

  1. The occupation of Iraq because of the alleged existence of weapons of Mass Destruction (WMD). This lie is never highlighted, even though the rumour was proved false before the invasion. This invasion, based on a lie, cost the lives of hundreds of thousands of Iraqi civilians.
  2. The US embargo in the 90s killed at least half a million Iraqi children for lack of food and medicine, and Madeleine Albright the then US Secretary of State, went on record to justify this as “worth it”. This is one of the biggest wars on record, and the casualty figure is much greater than the number of those killed in five years of war in Syria.
  3. US President Barak Obama is the only person authorised to launch a drone attack and kill “terrorist operatives” abroad. In 2010, 75 drone attacks in Pakistan killed 650 people. Dawn News Agency in Pakistan estimates that there are 123 civilian deaths per one militant killed. In Yemen, there were 170 militants killed along with around 1800 civilians by drones. The American administration calls it “collateral damage”. Also, more than 30.000 civilians were killed in the US war in Afghanistan. The above are only limited examples of the causes and effects of the west’s foreign policy as triggers for terrorism.

The role of the media is also one which makes it a major contributor to the growth of terrorism and its recruitment. Posting falsely attributed sensational images of war, manipulating children’s messages, calling jihadists “moderate rebels” when they auto-proclaim themselves as Mujahedeen-fi-sabil-Allah, all this has the effect of misleading readers by offering false data, reflecting a kind of undeclared “political wishful thinking”.

There is no need for readers to go and meet jihadists from al-Qaeda to understand their message or contact ISIS websites or publications, and risk prison back home for accessing jihadists material or propaganda. Western media is offering enough material already to channel ISIS and al-Qaida propaganda material aimed towards recruitment. How easy it is to defeat a state (Iraq or Syria)! How incompetent Syrian / Iraqi armies are! All these narratives brand terrorist like invincible militants and therefore can be later used by home-grown jihadists to fight the west at home, making the counterterrorism argument a more difficult case to argue and implement.

It is not necessary to be a radical or even non-radical Muslim (living in the west) to understand the outrage of any ordinary person living in the Middle East, who is seeing innocent people killed by those who say they want to export and promote a pluralistic society with shared values.

In the west, governments say, “respect for the international law and human rights standards must be an integral part of efforts to counter terrorism”. George W. Bush asked once: “Why do terrorists hate us?” His answer was “because “they hate our freedoms, our freedom of religion, and our freedom of speech”. Is this true? Are western values hated because these freedoms are observed and respectfully implemented in the Middle East? How can they be, whilst killing half a million children by embargo, exterminating hundreds of thousands of innocents by war, invading sovereign territories by claiming falsely the existence of weapons of mass destruction? And when drones cause massive “collateral damage”? Are human rights respected by torturing men in prison (Abu Ghraib) or by covering up the widespread extent of waterboarding?

Instead of being responsible for the death of at least one million one hundred and seventy thousand persons (of which 800.000 civilians who have died as an indirect result of the wars in the Afghanistan, Pakistan and Iraq), spending 4.79 trillion dollars on war itself and on attempting to counter terrorism, why not spend sufficient time and much less money rethinking and reviewing this dreadful foreign policy which actually forces people, especially the young, to “do something” to fight against it? What about controlling, modifying, even ceasing this confused message the west continues to send to the Middle East? Important and fundamental values are being continually violated, pushing youths into the arms of terrorist organisations and alienating whole populations.

The vast majority of the Muslim populations see the weakening and dividing of Islam as a deliberate US goal. Faced with this, the balance of the population agrees with nearly all of al-Qaeda goals: to change US behavior in the Muslim world, to promote Islamic governance, and to preserve and affirm Islamic identity (world Public Opinion Poll 2009).

Frustration over the unwanted U.S. military presence in the Middle East and the consequences of US invasions and resulting wars drives people to respond with violence and extremism. Grievances against the West’s excesses are legitimate, but cannot be the sole scapegoat and justification for terrorism. It is time to face the consequences of the west’s interventions overseas, accurately state the reality of these actions and the chaos they have produced, so that all the participants in this world problem can learn from history.

 

 

 

La Partition de la Syrie, est-elle encore une possibilité? La Turquie est la plus grande faute des EU dans cette guerre

 

 

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Key words: Syrie, Turquie, E.U., Russie, Iran, Hezbollah, Alep, Idlib, Raqqah.

Ar:  

Ang: https://elijahjm.wordpress.com/2016/12/12/is-the-partition-of-syria-still-possible-turkey-and-the-us-biggest-mistakes-in-this-war …

Damas, Elijah J. Magnier – Avec la chute d’Alep et son retour sous le contrôle du gouvernement central syrien, la plupart des villes syriennes significatives ne sont plus sous le contrôle des djihadistes et des autres rebelles soutenus par l’Amérique, l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie. Cet événement stratégique démontre que la Russie a repris la main, battant l’administration américaine à Bilad al-Sham bien que la guerre soit loin d’être finie. Le début de la fin de la guerre en Syrie a maintenant commencé.

Les villes de Suweida, Daraa, Damas, Homs, Tartus, Lataquié, Hama, Alep, Deirezzour (en partie) et al-Hasaka, sont donc hors du contrôle des djihadistes et des rebelles. Le plan pour diviser la Syrie a bien moins de chances de survie aujourd’hui, grâce à l’intervention russe de plus d’un an et demi dans ce pays alors si chaotique et divisé. La Russie a imposé une Syrie unie : elle a pulvérisé le plan américain pour créer une fédération Kurde dans le nord (d’al-Hasaka à Afrein), une “enclave sunnite” à Deirezzour et Raqqah et une “zone tampon” dans le sud de la Syrie, de Daraa à Quneitra, le long de la frontière Syro-Israélienne.

Aujourd’hui, Raqqah avec 300-400.000 habitants reste dans le groupe “Etat islamique” (ISIS/Daesh), Idlib est sous les djihadistes d’al-Qaida et autres rebelles de diverses appartenances (Turquie, Arabie saoudite, Qatar, EU) qui contrôlent aussi certaines zones rurales dans différentes parties du pays. Par conséquent, la plupart des habitants de Syrie qui restent dans le pays vivent sous le contrôle du gouvernement syrien.

La Russie a décidé de participer à la guerre de Syrie au milieu de l’année 2015 quand l’armée syrienne et ses alliés (Iran et Hezbollah) ont décidé de limiter leur contrôle à des zones et des villes spécifiques, permettant au Président syrien Bashar al-Assad de rester un des acteurs en Syrie. En fait, au milieu de 2015, le Hezbollah récupérait ses forces à Alep, refusant de perdre plus d’hommes dans le seul but d’améliorer les termes de la négociation politique. Il a accepté de facto les lignes de démarcation entre les forces syriennes et celles des djihadistes et de ses alliés rebelles.

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Si nous retournons maintenant au début de la guerre en Syrie, Assad a toujours insisté sur la nécessité de garder Alep sous le contrôle de Damas. Les habitants de la ville n’ont pas suivi les djihadistes ni les the sponsors régionaux. Les habitants des zones rurales autour d’Alep ont forcé le soulèvement de juillet 2012, un an après la révolte, quand les milices soutenues par la Turquie ont envahi la ville considérée comme la principale capitale industrielle de Syrie. Ankara avait l’intention d’annexer Alep puisqu’il y avait un plan régional et international pour diviser le pays en différentes parties, condamnant de fait l’accord Sykes-Picott.

Néanmoins, Assad n’a pas réussi à protéger Alep : elle est tombée entre les mains des djihadistes et de leurs alliés, et il s’est trouvé défendant la capitale, Damas, face à Jabhat al-Nusra (al-Qaeda au Levant) à Sahat al-Abbasiy’yeen, le cœur de la ville.

C’est le moment où Assad a appelé le Hezbollah et l’Iran au secours pour sauver la capitale en mars 2013. Malgré l’intervention vigoureuse des alliés d’Assad qui parvinrent à contrôler le Quseyr, Homs, Hama, Qalamoun et Zabadani, le flot des armes, de la finance et des hommes en provenance des EU et des pays de la région se sont rudement imposés.

Assad et ses alliés ont consolidé les positions des forces gouvernementales mais ne sont pas parvenus à reprendre la plus grande partie des zones rurales de Syrie. Il a donc été décidé de jouer la dernière carte avant de se replier sur les principales villes et accepter un front figé. En été 2015, le chef des Gardes du corps révolutionnaire iranien (IRGC) – la brigade al Quds de Qassem Soleimani est allé à Moscou pour expliquer la situation militaire réelle au sol. L’Iran a expliqué pourquoi elle ne pouvait pas faire face aux EU (et à ses alliés au Moyen Orient) et à la Turquie, qui étaient en train de devenir les principaux acteurs de la guerre en Syrie. La Turquie était décidée à diviser la Syrie, fournissant aux djihadistes (y compris des combattants étrangers) et à leurs alliés des armes et des hommes, et apportant des renseignements.

 

Les erreurs de la Turquie qui ont contribué à changer les cours de la guerre :

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La première et plus grande erreur a été de permettre aux djihadistes et à leurs alliés d’attaquer Lattaquié au début de 2014 et leur permettre d’atteindre Kessab et la Méditerranée. Ils ont bombardé Lattaquié et Tartus, où non seulement vivaient des millions de réfugiés syriens provenant de toute la Syrie, mais aussi où la Russie a une base navale installée depuis longtemps, et qui constitue pour elle une fenêtre sur la Méditerranée.

 

Les raisons stratégiques de Moscou d’intervenir dans la guerre de Syrie étaient :

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La Turquie fait partie de l’OTAN : les EU y ont environ 50 bombardiers nucléaires B61 sur la base aérienne du sud de la Turquie. Que la Turquie contrôle la Syrie voudrait dire que les EU peuvent exiger du futur gouvernement de Damas, s’ils gagnent, de serrer son étau sur la base navale russe de Tartus et les pousser à partir. Moscou perdrait une fenêtre stratégique sur la Méditerranée.

En outre, l’attitude passive de la Russie lors du changement de régime en Libye en 2011 a privé Moscou d’un rôle important dans les affaires du Moyen Orient. De même, la perte de l’“Axe de résistance”, incluant la Syrie (L’Iran et le Hezbollah), laisserait peu de chances à la Russie de rester à Bilad al-Sham, comme le stipule un accord avec le régime baasiste syrien datant de 1971, une décision prise par l’ancien Président Hafez Assad, non par son fils Bashar.

En plus, la Russie considère que la guerre en Syrie est une occasion en or pour montrer ses capacités militaires en manœuvre réelle au cours d’une vraie guerre. Moscou pouvait apprendre, tirer des leçons de la guerre et mettre à niveau ses capacités militaires en faisant face à un nouveau type de bataille associant le combat classique et la guérilla, un schéma jamais rencontré auparavant dans l’histoire moderne. En outre, l’aviation russe a entrainé d’excellents nouveaux pilotes qui, au lieu de servir sur des cibles simulées, utiliseraient des objectifs réels à attaquer pour apprendre.

Le budget annuel dédié au Ministère de la Défense a été investi en Syrie où la Russie a conduit une “guerre propre” à 30.000 pieds, malgré les prédictions de la plupart des analystes occidentaux qui prédirent un enlisement dans le bourbier syrien. De plus en plus ceux-ci prédisent ce qui est souhaitable plutôt que ce qui est probable. La Russie a refusé la demande d’Assad de prendre la main à Alep parce que ce n’était pas sa première priorité ni son premier objectif. La Russie était en train d’essayer de tenir le bâton par le milieu pour créer un équilibre entre ses bonnes relations avec Israël, ses liens étroits avec l’Arabie saoudite, et son important lien commercial avec la Turquie. C’est pourquoi Poutine a fait la guerre depuis le ciel, avec peu de troupes au sol, pour reprendre la ceinture de sécurité autour de Tartus-Lattaquié, Damas, Daraa, pour reprendre la ville archéologique de Palmyre et permettre une cérémonie musicale pour célébrer sa victoire dans une guerre courte avec très peu de pertes russes. La victoire russe a, une fois encore, déjoué toutes les attentes des analystes (ou leurs secrets espoirs), qui avaient prévu un échec quelques mois à peine après le début de la première intervention.

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Mais la Turquie attendait une occasion de frapper la Russie, et croyait qu’il serait possible de jouer avec l’ours russe sans avoir la moindre égratignure. Erdogan voulait aussi montrer qu’il était un “leader islamique” comme étant celui qui incarne la cause musulmane au nom des musulmans de Syrie. Sa défense antiaérienne a abattu un Su-24 et les allies de la Turquie ont tué le pilote russe alors qu’il avait sauté en parachute après que son avion ait été touché. Ceci montra ensuite que la Turquie ne maitrise pas l’art de la guerre et n’a pas su anticiper la réaction russe avant de jouer à ce jeu dangereux.

La Russie a changé ses objectifs en Syrie en faveur d’une politique plus réfléchie mais plus agressive, tournant le dos au but équilibré d’avant : la réputation de la Russie était en jeu. L’absence d’action américano-turque a furieusement et stratégiquement provoqué l’ours russe qui était maintenant prêt à renverser tout sur son passage. Moscou a imposé un embargo financier à la Turquie et détruit en quelques semaines ce que la Turquie avait bâti en cinq ans avec ses alliés en Syrie. La Russie a décidé de libérer Alep et de la rendre à Damas, a interrompu le plan américain de Fédération kurde dans le nord (de Hasaka a Efrin) et a privé Israël de sa “zone tampon”. Moscou a dicté les règles du jeu en Syrie et donné moins d’attention à l’administration Obama, et ceci malgré la propagande féroce des media américains et anglais, et a mis son veto sur toutes les décisions américaines en Syrie aux Nations Unies. Les moyens russes ont été augmentés en Syrie dans ce but.

La réaction russe :

La Russie a arrêté la Turquie à la porte de la ville septentrionale d’al-Bab pour empêcher ses alliés d’affronter l’armée syrienne aux portes d’Alep. Après des semaines de négociation, le feu vert a été donné a Erdogan pour un gain supérieure : Idlib. Moscou a donné à Assad une légitimité en forçant la communauté internationale à négocier avec les représentants de Damas à Genève sur l’avenir de la Syrie. Grâce au soutien sans faille de la Russie, Assad a menacé le Président turque Recep Tayyib Erdogan pour la première fois depuis des décennies. La Russie a également négocié au nom de Damas et de Téhéran (comme les Américains négocient au nom des djihadistes et des rebelles), parce que l’arène appartient maintenant aux forces du Kremlin.

Ce n’est plus une guerre entre la Turquie, l’Arabie saoudite et Qatar d’un côté et Assad et l’Iran de l’autre. C’est une guerre entre la Russie et l’administration américaine. Obama a perdu la bataille (non la guerre) de Syrie contre la Russie dès lors qu’il a accepté la menace de Moscou “tout avion approchant l’espace aérien syrien sera abattu si ce n’est pas en coordination avec la base militaire russe”. Les tensions entre la Russie et les EU ont conduit le monde à une ‘limite dangereuse’.

Ce qu’a gagné l’Iran :

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En ce qui concerne l’Iran, ses forces sont présentes en Syrie depuis 1982 quand l’Imam Khomeini a envoyé ses gardes révolutionnaires dans la région de Zabadani pour former et entrainer le Hezbollah au Liban après l’invasion israélienne de 1982. Par conséquent, la victoire d’Alep n’est pas une victoire personnelles d’Assad mais une victoire de la Russie et de l’“axe de la résistance” (même si la Russie ne fait pas partie de cet axe). C’est aussi une victoire du gouvernement syrien contre le terrorisme et ses alliés américains. En demandant à la Russie d’intervenir, l’Iran est parvenu à protéger le Hezbollah au Liban tandis qu’une victoire des djihadistes et des rebelles aurait rendu le soutien militaire de l’Iran et du Hezbollah beaucoup plus difficile. Les djihadistes et les rebelles ont demandé, dès 2012, de couper le cordon ombilical entre Téhéran et le Hezbollah via Damas, un passage obligé pour toutes les armes sophistiquées et les missiles qu’ils reçoivent régulièrement. Sans un flot régulier d’armes, il aurait été difficile au Hezbollah de faire face à la machine militaire israélienne au Liban comme il l’a fait pendant la guerre de 2006. Avant la guerre de 2011, l’Iran avait droit a traverser Damas pour approvisionner le Hezbollah. Aujourd’hui les forces iraniennes se trouvent répandu sur tout le territoire Syrien.

Conséquences de la guerre de Syrie pour les EU et Israël :

La magie s’est retournée contre le magicien : malgré un soutien direct et indirect total aux djihadistes (al-Qaida) et aux autres rebelles, les fautes américaines en Syrie ont produit des conséquences stratégiques qui ont virtuellement anéanti les intérêts américains et israéliens dans la guerre de Syrie.

En quoi la guerre de Syrie a-t-elle profité à les alliés de Damas ?

  1. Elle a créé une puissante zone d’influence russe au Moyen Orient dont le Kremlin n’aurait jamais osé rêver.
  2. Elle a permis à la Russie de montrer ses capacités de défendre ses alliés et ses amis en cas de nécessité en apportant une puissance militaire létale, proportionnée aux besoins de la bataille, mais aussi en offrant sa protection à l’ONU.
  3. Elle a permis à la Russie d’utiliser la guerre de Syrie comme son meilleur terrain de formation, apportant ses capacités de feu et permettant à ses forces d’apprendre différents types de guerre, tactiques classique ou de guérilla utilisées par les djihadistes. C’est le rêve de toute armée.
  4. Elle a donné à la Russie la possibilité de montrer son armement, ses avions stratégiques et ses missiles, ses avions de transport et sa capacité de frapper des cibles de très loin, offrant à Moscou un nouveau marché d’armes.
  5. Elle a offert à la force organisée mais irrégulière du Hezbollah l’usage d’armes classiques sur le théâtre de la guérilla au travers d’une de ses unités les mieux entrainées pour les opérations spéciales. Le Hezbollah a accumulé de l’expérience dans les forces mobiles confrontées à l’artillerie ou à la couverture aérienne face à des troupes entrainées par les forces spéciales des EU : ceux-là même qui ont combattu en Afghanistan contre la Russie en 1979 et qui ont combattu les forces américaines en Irak. Le Hezbollah a également acquis de l’expérience en combattant aux côtés de l’armée syrienne, pour tester leurs forces et leurs faiblesses, ainsi que leur fiabilité dans le combat réel. Le Hezbollah va évidemment tiré profit de ces expériences uniques pour sa prochaine guerre contre son ennemi éternel, Israël.
  6. L’Iran a pu s’établir en Syrie une fois encore, en offrant son soutien financier et apportant des alliés au combat dans le pays. Sa présence future sera peut-être mieux tolérée par ses habitants qu’avant la guerre.
  7. L’armée syrienne est transformée d’une armée passant la plus grande partie de son temps face aux barricades en une armée professionnelle ayant une grande expérience de la guerre, capable d’agir en harmonie avec les autres armes (air, mer, terre, infanterie et forces irrégulières).
  8. Elle a contraint le gouvernement de Damas à créer une Force de Défense Nationale (NDF) et 16 Brigades supplémentaires de Forces Spéciales qui ont bénéficié d’un an et demi d’entrainement, et sont capables d’utiliser toutes sortes d’armes : équipées d’une idéologie robuste et de l’enthousiasme requis pour faire face à une idéologie très semblable à celle du Hezbollah. Cette force va, sans aucun doute, être utilisée pour réclamer la restitution par Israël des hauteurs occupées du Golan.

L’Iran et le Hezbollah sont-ils prêts à attaquer Israël ?

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Pour le moment La Russie n’est pas concernée par le conflit entre l’Iran, le Hezbollah et Israel ; par conséquent, on ne doit craindre aucune attaque soudaine à la frontière Syrie-Israël tant que dure cette guerre seulement si Israël bombarde des objectifs militaires de Hezbollah sans perte humaines.

Néanmoins, Assad peut envisager de réclamer sa terre puisqu’il a maintenant autant de forces potentielles que le Hezbollah. Assad n’a plus besoin d’armes chimiques, qui ont provoqué trop de bruit dans le monde entier. Des missiles à longue portée et d’une capacité destructive suffisante et une force capable d’agir sur un théâtre de guérilla comme le Hezbollah : ces deux éléments ont produit une combinaison terrifiante, qui donnent à Israël et aux EU bien des motifs d’inquiétude.

Pourtant, la guerre n’est pas encore terminée

La guerre de Syrie n’est pas encore finie ; toutefois, le futur s’est éclairci avec la détermination de la Russie à gagner quels que soient les changements ou les complications. Il n’est plus question de la mort ou de la destitution d’Assad.

La Russie a gagné cette bataille en Syrie. Si le Président élu Donald Trump est fidèle à ses engagements politiques de ne pas faire tomber des gouvernements mais de combattre le terrorisme, cela voudra dire que les EU n’ont pas perdu. Dans ce cas, les objectifs russo-américains seront les mêmes, mais ceci après la mort de centaines de milliers de gens, et le déplacement de millions de réfugiés, causés par l’interventionnisme des administrations “neocon” des États-Unis. Quand deux superpuissances se combattent au Moyen Orient, il ne peut pas y avoir de gagnant dans cette partie du monde, seulement la destruction de la terre, et des gens perdant leur vie ou leur propriété.

Traduction: Prof. Olivier dulac.

 

Is the partition of Syria still possible? Turkey and the US: biggest mistakes in this war

 

 

 

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Key words: Syria, Turkey, U.S., Russia, Iran, Hezbollah, Aleppo, Idlib, Raqqah.

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Fr: 

Elijah J. Magnier – @EjmAlrai

With the fall of Aleppo and its return to Syrian central government control, most of the significant Syrian cities are no longer under the control of jihadists and the other rebels who were supported by the US and by Saudi Arabia, Qatar and Turkey. This strategic event demonstrates Russia’s upper hand, defeating the US administration in Bilad al-Sham even though the war is still far from over. The beginning of the end of the war in Syria has started.

The cities of Suweida, Daraa, Damascus, Homs, Tartus, Latakkia, Hama, Aleppo, Deirezzour (part) and al-Hasaka, therefore are all out of jihadist and rebel control. The plan to divide Syria has much less chance of survival today, thanks to the Russian intervention of over a year and a half in that hectic and divided country, as it was then, at the exception of the north-east of Syria . Russia imposed a united Syria: it blew away the US plan to create a Kurdish federation in the north (from al-Hasaka to Afrein), a “Sunni enclave” in Deirezzour, Raqqah, Idlib and Aleppo, and a “buffer zone” in the south of Syria from Daraa to Quneitra, along the Syrian-Israeli borders.

Today, Raqqah with 300-400.000 inhabitants’ remains within the “Islamic State” group (ISIS/Daesh), Idlib is under the Jihadists of al-Qaida and other rebels of different affiliations (Turkey, Saudi Arabia, Qatar, US) who also control some of the rural areas in various parts of the country. Therefore, most Syrian inhabitants who remain live under Syrian government control.

Russia decided to participate in the Syrian war in mid 2015 when the Syrian Army and its allies (Iran and Hezbollah) announced they would limit their control to specific areas and cities, allowing the Syrian President Bashar al-Assad to remain as one of the players in Syria. In fact, in mid 2015, Hezbollah recovered its forces from Aleppo, unwilling to lose more men for the only purpose of improving political negotiation terms. It accepted the de facto of static demarcation lines between the Syrian forces and the jihadists and rebel allies.

 

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If we go back in time to the beginning of the war in Syria, Assad has always emphasized the necessity to keep Aleppo under Damascus’s control. The inhabitants of the city didn’t follow the jihadists or the regional sponsors. The inhabitants of the rural area around Aleppo forced the uprising in July 2012, one year after the revolt, when these outsiders supported by Turkey broke into this city considered the main industrial town in Syria, the capital. Ankara planned to annexe Aleppo since regional and international plans were set to divide the country into different parts and the Sykes-Picot agreement seemed doomed.

Nevertheless, Assad did not manage to protect Aleppo: it fell into the jihadists’ and other proxies’ hands, and he found himself defending the capital, Damascus, whit Jabhat al-Nusra (al-Qaeda in the Levant) in Sahat al-Abbasiy’yeen, the heart of the city.

That was when Assad called for the contributions of Hezbollah and Iran to save the capital in March 2013. Despite the heavy intervention of Assad allies who managed to control the Quseyr, Homs, Hama, Qalamoun, Zabadani, the flow of weapons, finance and men from the US and regional countries imposed itself and weighed heavily on the arena.

Assad and his allies consolidated the government forces positions but didn’t manage to retake many parts of the Syrian rural areas. Therefore, it was decided to play the last card before retreating to the main cities and accepting a static front. In the Summer of 2015, the head of the Iranian revolutionary Guard Corps (IRGC) – al Quds brigade Qassem Soleimani travelled to Moscow to explain the reality of the military situation on the ground. Iran explained its incapacity to face the US (and its Middle Eastern allies) and Turkey, who were becoming the main players in the Syrian war. Turkey was determined to divide Syria, supplying jihadists (including foreign fighters) and its proxies with weapons and men, and offering intelligence information.

Turkey’s mistakes contributed to changing the course of the Syrian war:

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Turkey’s first and biggest mistake was to allow jihadists and its proxies to attack Lattakia in the beginning of 2014 and to allow these to reach Kessab and the Mediterranean. These shelled Lattakia and Tartus, not only where millions of Syrian displaced from all over Syria lived, but also where Russia has a long established naval military base and window on the Mediterranean.

Turkey is part of NATO: the United States stores approximately 50 B61 nuclear bombs at Incirlik Air Force Base in southern Turkey. Turkish control over Syria means a US capability to ask the new ruler of Damascus, whoever wins, to tighten its hold on the Russian naval base in Tartus and push them to leave. Moscow would lose a strategic window on the Mediterranean.

Moreover, the Russian passive stance toward changing the Libyan regime in 2011 deprived Moscow of an important role in Middle Eastern affairs. Similarly, the loss of the “axis of resistance”, including Syria, would leave little chances of Russia remaining in Bilad al-Sham, as stipulated under a 1971 agreement with Ba’athist Syria. This was a decision taken by the late President Hafez Assad and not by his son Bashar.

Also, Russia finally considered the war in Syria a golden opportunity to present its military capability in real manoeuvres during an ongoing war. Moscow could learn, draw the lessons of war and update its military capability by meeting a combined classical-guerrilla new type of fighting never encountered before in ancient or modern history. Furthermore, the Russian air force was able to train and produce qualified new pilots who, instead of serving on simulated targets, used real objectives to attack and learn from.

The same yearly budget allocated for the Defence Ministry was invested in Syria where Russia conducted a “clean war” at 30.000 feet, despite the prediction of most western analysts who predicted its inevitable fall into the Syrian quagmire. These expressed more and more what was wishful rather than real thinking. Russia refused Assad’s demand to attack Aleppo because it was not at the top of its list of priorities and objectives. Russia was trying to hold the stick in the middle to create a balance between its good relationship with Israel, its excellent ties with Saudi Arabia, and its important commercial exchanges with Turkey.

This is why Putin conducted a war from the sky, with few troops on the ground, to recover the safety belt around Tartus-Lattakia, Damascus, and Daraa. He recovered the archaeological city of Palmyra and held a musical ceremony to celebrate his victory in a quick war with almost no Russian casualties. Russia’s victory, again, defeated all analysts’ expectations (or wishful thinking), who has predicted that failure would occur only a few months after its first intervention. Palmyra was re-occupied by ISIS but that is a tactical detail, possibly falling into a “kinetic defence policy” (retrieving from city when under overwhelming attack to regroup later and re-organise a counter attack with the aim to inflict major losses to the enemy).

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But Turkey was waiting for an opportunity to hit Russia, and believed it was possible to play with the Russian bear and come out without scratches. Erdogan wanted also to show his “Islamic leadership” as the one who is taking the Muslim cause in hand on behalf of the Islamists in Syria. Its air defence shot down the Su-24 in November 2015 and Turkey’s proxies killed the Russian pilot when he parachuted himself the moment his jet was hit. This confirmed that Turkey had not mastered the art of war, nor correctly predicted the reaction of Russia before playing such a dangerous game.

Russia changed its objectives in Syria, developing a thoughtful yet more aggressive policy and goals, and disregarding the previous balance. The reputation of Russia was on the line. The Turkish-US move produced a furious but strategic Russian bear willing to turn everything upside down in Syria. Moscow imposed a financial embargo on Turkey and destroyed in weeks what Turkey built in five years with its proxies in Syria.

Russia decided to free Aleppo and give it back to Damascus, stopped the US plan for a Kurdish federation in the northern east and west of Syria (Hasaka to Afrin) and deprived Israel of its “buffer zone”. Moscow dictated the rules in Syria and paid less attention to the US Obama administration, this despite the ferocious American and British media propaganda. It vetoed every US decision related to Syria at the United Nations. Russian military means were augmented in Syria to achieve this purpose.

The Russian reaction:

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Russia stopped Turkey at the gates of the northern city of al-Bab to prevent its proxies from entering into contact with the Syrian Army at the gates of Aleppo. Nevertheless Moscow allowed it weeks later to storm al-Bab for a more strategic gain: Idlib.

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Moscow gave legitimacy to Assad by forcing the international community to negotiate with representatives of Damascus in Geneva to discuss the future of Syria. Thanks only to the Russian full support; Assad threatened the Turkish President Recep Tayyib Erdogan for the first time in decades. Russia also negotiated on behalf of Damascus and Tehran (in the same way that the US negotiates on behalf of Jihadists and rebels), because the arena now belonged to Kremlin and Washington forces and allies.

This is not a war between Turkey, Saudi Arabia and Qatar on one side and Assad and Iran on the other. It is a war between Russia and the American administration. Obama lost the battle (not the war) in Syria to Russia the moment it accepted Moscow’s warning that “any jet approaching the Syrian airspace will be shot down if flying without previous coordination with the Russian military base”. The Russian and US tensions have now led the world onto a dangerous threshold.

Iran main gains:

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As far as Iran is concerned, its forces are present in Syria since 1982 when the late Imam Khomeini sent his revolutionary guards to the Zabadani area to form and train Hezbollah in Lebanon following the 1982 Israeli invasion. Therefore this victory at Aleppo is not a personal victory for Assad but a victory for Russia and the “axis of the resistance” (even if Russia is not part of this axis). It is also a victory for the Syrian government over terrorism and its US-GCC proxies. By asking Russia to intervene, Iran managed to protect Hezbollah in Lebanon whereas the victory of the jihadists and the rebels would have rendered the Iran-Hezbollah military support much more difficult. Jihadists and rebels have called, since 2012, for the cutting of the umbilical cord between Tehran and Hezbollah via Damascus, an obligatory passage for all advanced weapons and missiles supplied on a regular basis. Without this continuous flow of weapons, it would have been difficult for Hezbollah to face the Israeli military machine in Lebanon as it did in the 2006 war. Iran benefitted since 1982 from a transit facility through Damascus into Lebanon. Today its presence is all over Syria.

Consequences of the Syrian war for the US , Israel, and Russia and its allies :

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The magic turned against the magician: despite the full support supplied to jihadists (al-Qaida) and other rebels directly and indirectly endless US mistakes in Syria have created strategic consequences that virtually annihilated the interests of the US and Israel in the Syrian war.

How did the war in Syria benefit Damascus allies?

  1. It created a powerful Russian area of influence in the Middle East that the Kremlin could only have dreamed of.
  2. It has allowed Russia to prove its ability to defend its partners and friends when necessary by providing lethal military power, proportional to the combat needs, and also by offering its protection at the UN.
  3. It permitted Russia to use the Syrian war as one of its best military teaching grounds, proving the extent of its firepower and allowing its forces to learn from the various classical-guerrilla style tactics used by jihadists. This is the dream of every army.
  4. It created the possibility for Russia to exhibit its weaponry, its strategic jets and missiles, its jet carriers and its capability to strike objectives from afar, thus offering new weapons markets to Moscow.
  5. It offered to the organised but irregular force of Hezbollah the use of classical weapons in guerrilla warfare through one of its most trained Special Operation Forces. Hezbollah gathered experience in moving forces under artillery or air cover and fought against those trained by US Special Forces: those who fought in Afghanistan against the Russian in 1979 and those who battled the US forces in Iraq. Hezbollah was also able to gain experience in fighting side by side with the Syrian army, to experience their strength and weaknesses, and their level of reliability in real combat. Clearly Hezbollah will definitely take advantage of these unique experiences in its next war against its eternal enemy, Israel.
  6. Iran was able to establish itself in Syria, again, by offering its financial support and bringing proxies to fight in the country. Its future presence maybe more tolerated by the inhabitants than before this war.
  7. The Syrian Army was transformed from an army spending most of its time manning barricades to a more professional army with broad experience of war, capable of operating in harmony with the other branches of the military (air, sea, ground, armoured and irregular forces).
  8. It has forced the government in Damascus to create a National Defence Force (NDF) and 16 more Special Forces Brigades who go through one and a half years of training, capable of using all kinds of weapons: equipped also with robust ideology and the enthusiasm to face ideologues very similar to Hezbollah. This force will, doubtless, be used to claim the return of the occupied Golan Heights from Israel.

Are Iran and Hezbollah ready to attack Israel?

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Russia won’t intervene between Iran and Hezbollah if they direct their guns against Israel or attack the Israeli Defnce Forces from the southern Syrian front. Russia is not concerned about this struggle; therefore, no sudden attacks are expected on the Syrian-Israeli borders as long no Hezbollah casualties are registered by Israeli strikes against Hezbollah ammunition targets in Syria.

Nevertheless, Assad may consider claiming his land back since he enjoys today similar potential forces to Hezbollah. Assad no longer needs chemical weapons, which create disproportionate noise worldwide. Long-range missiles with enough destructive power and a force capable of operating guerrilla warfare Hezbollah-style: these two elements have created a deadly combination, triggering serious worries for Israel and the US.

The war is not over yet

The Syrian war is not over yet; nevertheless, its course becomes clearer with the determination of Russia to win the war regardless of any possible changes or complications. The death or removal of Assad becomes irrelevant to the course of events in the long-term future.

Russia won this round in Syria. If the newly elected President Donald Trump follows his declared policy to avoid overthrowing governments and to fight terrorism, it means the US didn’t lose. In this case, the Russian-US objectives will meet: this after the deaths of hundreds of thousands, and the displacement of millions of refugees, caused by the US interventionist “neocon” administrations throughout the years. When two superpowers fight in the Middle East, there are no winners in that part of the world only the destruction of the land and of people losing their lives and property. At the end of the day, Syria has become a territory divided between Russian and American influence and a platform for their dispute to settle.

 

 

L’ Iran réussi a convaincre ses alliés de ne pas avancer vers al-Bab , mais pourquoi avoir permis à la Turquie d’y entrer ?

 

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Damas de Elijah J. Magnier – @EjmAlrai

Les forces spéciales turques avec des tanks et des forces syriennes alliées (sous le nom de “bouclier de l’Euphrate”) ont mis sur pied une opération de grande envergure contre le groupe “Etat islamique” (ISIS) dans la ville septentrionale d’al-Bab. Cette avance significative a été rendue possible après un long débat entre Damas et ses alliés (la Russie et l’Iran) avant le développement de ce qu’ils considèrent le plan le plus stratégique et le plus adéquate pour aller de l’avant après la chute d’Alep. Il ne reste plus que 5% du territoire entre les mains des djihadistes et leurs alliés syriens rebelles, et leur présence est concentrée dans une très petite partie de la ville qui est soumise à un intense bombardement. La chute d’Alep et son retour sous le contrôle du gouvernement syrien est seulement une question de temps.

Mais pourquoi a-t-il été permis à la Turquie d’arriver jusqu’à al-Bab alors qu’elle a été arrêtée à sa porte pendant des semaines ?

D’après une source bien informée de Damas, la Russie a soutenu le Président syrien Bashar al-Assad qui voulait à tout prix empêcher son ennemi le plus haï, le Président turc Recep Tayyib Erdogan d’atteindre la ville d’al-Bab et, en poussant vers Deyr Hafer, le lac Assad et al-Tabqah pour atteindre les forces US et leurs alliés aux portes de Raqqah, le cœur d’ISIS. Assad était content de bloquer la route au plan d’Erdogan en vue d’annexer al-Bab, surtout après avoir bombardé les forces turques en novembre dernier, tuant quatre soldats turcs– malgré le démenti de Damas concernant son implication dans cette attaque. Le message russo-syrien à Erdogan était clair : tu n’as pas le droit de pénétrer dans al-Bab.

Mais qu’est-ce qui a changé depuis ?

Selon nos source, l’Iran a contesté le plan russo-syrien en offrant une approche différente. Il n’y a aucun intérêt à envoyer des forces vers le nord-est où les EU sont bien implantés avec des forces spéciales et des bases militaires dans la zone contrôlée par les Kurdes. En outre, il n’y a aucun intérêt stratégique à combattre ISIS pour le moment parce que Raqqah ne reçoit aucun renfort de l’extérieur. Ce n’est donc pas une priorité « stratégique ».

L’Iran a proposé d’envoyer d’autres troupes en Syrie si besoin pour le bataille de Tel El-Eis, afin de libérer les villes encerclées de Fua, Kfariya et Jisr el-Shughur et atteindre ainsi la cible la plus importante : la ville d’Idlib.

Une discussion constructive a donc eu lieu entre alliés aboutissant à la conclusion que la “Syrie utile” était constituée des principales villes où la plupart des civils peuvent vivre, même si les zones rurales ne sont pas sous le contrôle du gouvernement. ISIS, une organisation rejetée et dénigrée par la communauté internationale occupe Raqqah. Il n’y a donc aucun intérêt à investir des moyens militaires et des hommes pour combattre ISIS maintenant quand al-Qaeda et les autres rebelles reçoivent support international et attention. ISIS est condamné : il sera défait dès que la carte montrant le contrôle de la Syrie sera devenue plus claire et plus complète. La carte de la Syrie commence à se révéler : est de l’Euphrate devient le terrain de jeu des Américains tandis que l’ouest est dominé par la Russie et la Syrie.

Des sources à Damas pensent que l’accord américain pour fournir aux rebelles syriens travaillant avec al-Qaeda des armes létales et des missiles anti-aériens est clairement lié à l’intention des Russes de pousser des forces vers Idlib. Il est probable que le Président Obama a approuvé cette décision un mois avant la fin de son mandat afin d’embarrasser le Président élu Trump et lui forcer la main en Syrie. Si Trump intervient pour arrêter le flux des armes, il sera furieusement attaqué par le principal courant des médias qui est totalement conditionné, et il lui sera reproché d’avoir accepté la domination de la Russie à Bilad al-Sham.

« L’accord d’Assad pour éviter Raqqah et préférer diriger ses forces vers Idlib – même si publiquement il nie attaquer la Turquie – est due à sa connaissance de la dynamique syrienne et le principe sur lequel est basé l’état : les Allaouites contrôlent l’appareil de sécurité et les Sunnites contrôlent l’économie syrienne. » C’est la raison qui a fait refuser en 2011 la montée des Sunnites à Damas et à Alep, le centre de l’économie syrienne. En fait, cette montée ne concernait que des habitants des zones rurales du nord, la source même qui a poussé Alep à la confrontation avec le gouvernement syrien un an après le début de la soi-disante “révolution”.

Alep n’est pas tombé sous l’accord russo-turque. La Turquie a obtenu plus de 2500 militants d’Alep quelques mois avant la bataille pour conquérir la ville. Al-Bab, d’un autre côté, n’a fait partie d’aucun deal jusqu’à tout récemment. Une discussion sérieuse a commencé en novembre dernier lors de la visite à Téhéran du ministre des affaires étrangères Cavusoglu et de Hakan Fidan, chef des services secrets turques. Le principal sujet a été al-Bab, après le bombardement de troupes turques à quelques kilomètres de la ville.

Après la réunion – et plusieurs autres par la suite, le Russie a joué le rôle d’intermédiaire avec la Turquie pour éviter d’autres clashes entre l’armée syrienne et les forces rebelles sous le contrôle de la Turquie. La ligne officielle de Damas est clairement contre la présence de toute force Turque sur le sol syrien. Bashar n’oubliera pas facilement que la Turquie a été et demeure le principal soutien de tous les djihadistes, y compris ISIS et, bien entendu des rebelles syriens eux-mêmes depuis le début de la guerre.

Mais ce que la Russie, la Turquie et les EU ont installé ne veut pas dire des progrès dénués d’obstacles. L’intervention d’Israël dans le sud avec ses alliés peut être un obstacle parce qu’une victoire d’Assad signifie aussi une victoire de l’Iran et du Hezbollah. En outre, le soutien direct et indirect US à l’opposition armée et aux djihadistes peut retarder ou faire obstacle aux plans de la Russie.

La bataille ouverte entre la Russie et les Etats Unis au Levant reste pleine de surprises et présage beaucoup de sang versé. Aucune des parties impliquées dans la guerre de Syrie n’a dit son dernier mot. La chute d’Alep est un pas important dans l’histoire de la Syrie. Mais l’avancée vers Idlib sera tout sauf une promenade pour la Russie et ses alliés. A la fin du jour, la Syrie est devenue une zone sous influence russe et américaine.

 

Traduit par le prof. Olivier dulac.

Iran decision to move away from al-Bab prevailed over its allies: but why was Turkey allowed in?

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Damascus from Elijah J. Magnier – @EjmAlrai

Turkish Special Forces and tanks along with proxies of the Syrian forces (under the name of “the Euphrates shield”) mounted a large-scale military operation against the “Islamic State” group (ISIS) in the northern city of al-Bab. This significant advance was possible following a long debate between Damascus and its allies (Russia and Iran) prior to developing what they considered the most strategic and adequate plan for moving the main ground forces forward after the fall of Aleppo. Only less than 5 percent of land remains under the control of jihadists and their Syrian rebel allies, and their presence concentrated in a very small part of the city that being subjected to continuous heavy bombing. The fall of Aleppo and its return to Syrian government control is only a question of time.

 

But why was Turkey allowed access to al-Bab after being stopped at its gates for weeks?

 

From a well informed source in Damascus, Russia supported the Syrian President Bashar al-Assad who wanted at all costs to stop his most hated opponent, the Turkish President Recep Tayyib Erdogan from accessing al-Bab city and continuing towards Deyr Hafer, Assad lake and al-Tabqah to meet the US forces and their allies at the gates of Raqqah, the heart of ISIS. Assad was happy to close the road to Erdogan’s plan to annex al-Bab, especially after his bombing of Turkish forces last November which killed four Turkish men – despite Damascus’s denial of its involvement in the attack. The Russian-Syrian message to Erdogan was clear: you are not allowed into al-Bab.

But what has changed since?

Iran – according to the source – contested the Russian-Syrian plans by offering an approach different from the Russian-Syrian proposal. There is no interest in sending forces towards the northeast where the US is well established with Special Forces and military bases in the Kurdish controlled area. Moreover, there is no strategic interest in fighting ISIS at the moment because Raqqah is not supplied by outside support. It doesn’t represent a strategic priority”.

Iran expressed its willingness to despatch more new troops to Syria if necessary for the battle of Tel El-Eis, to free the encircled cities of Fua and Kfariya, and Jisr el-Shughur and reach the most important target: the city of Idlib.

A constructive discussion took place between the allies leading to the conclusion that “useful Syria” is formed of the main cities where the majority of civilians can live, even if the rural areas are not under government ‘control. ISIS, an organisation rejected and denigrated by the international community is occupying Raqqah. There is therefore no benefit in investing military means and men in fighting ISIS now when al-Qaeda and other rebels are receiving international support and attention. ISIS is doomed: it will be defeated once the map of control over Syria is clearer and complete. The Syrian map has begun to reveal itself: east of the Euphrates becomes the so-called American stadium while west of the Euphrates is the Russian – Syrian dominated area.

Sources in Damascus believe the US agreement to provide Syrian rebels’ working along with al-Qaeda with lethal weapons and anti-air missiles is clearly related to the Russian intention to push forces toward Idlib. It seems likely that President Obama approved this decision one month before the end of his mandate to embarrass the newly elected President Trump and force his hand on Syria. If Trump intervenes to stop the flow of weapons he will be harshly attacked by the conditioned mainstream media and will be accused of accepting the dominance of Russia over the United States of America in Bilad al-Sham.

“The approval of Assad to accept the state of Raqqah as it is, for now, and preferentially direct forces toward Idlib – even if he will publicly deny any deal and attack Turkey – is due to his knowledge of the Syrian dynamic and the principle the state is based upon: the Allawites control the security apparatus and the Sunni control the Syrian economy. This is the reason behind the rejection of the uprising in 2011 by the Sunni in Damascus and Aleppo, the centre of the Syrian economy. In fact, this upraising only involved rural inhabitants from the north, the same source that pushed Aleppo into confronting the Syrian government one year after the beginning of the so-called “revolution”.

unknown

Aleppo didn’t fall without a Turkish-Russian understanding. Turkey pulled out over 2500 militants from Aleppo few months before the battle to conquer the city. Al-Bab, on the other hand, has never been part of any deal until very recently. Serious discussions began last November with the visit of Turkey’s Foreign Minister Mevlut Cavusoglu and of Hakan Fidan Head of Turkey’s National Intelligence Organisation to Tehran. The main topic was al-Bab, following the bombing of Turkish troops few kilometers from the city.

Following that meeting – and many others later – Russia agreed with Turkey to act as guarantor to avoid any future clashes between the Syrian Army and the rebel forces under Turkey’s control. Damascus’s official line will obviously be against any presence of Turkish forces on the Syrian soil. Bashar won’t easily forget that Turkey was and still is the main supplier of all Jihadists, including ISIS, and indeed of the Syrian rebels themselves since the beginning of the war.

But what Russia, Turkey and the US lay down does not mean unimpeded progress. Israel’s intervention in the south with its allies may constitute a potential hindrance because any victory by Assad means also a victory by Iran and the Hezbollah. Moreover, direct and indirect US support to the armed opposition and to the jihadists can potentially delay or obstruct the Russian plan.

The open battle between Russia and the United States in the Levant remains full of surprises and bodes much bloodshed. Not one of all the parties involved in the Syrian war has said the last word. The fall of Aleppo is an important step in the history of Syria. But the course towards Idlib will be anything but plain sailing even for Russia and its allies. At the end of the day, Syria has become a territory divided between Russian and American influence.

 

Israel hits Hezbollah warehouses in Syria: why there isn’t a Russian reaction?

 

Hezbollah established a full institutional apparatus also in Syria

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Key words: Israel, Hezbollah, Syria, Russia, Moscow.

Damascus by Elijah J. Magnier – unknown

Since the beginning of the war in Syria in 2011, Israeli jets have bombed a dozen Hezbollah weapons warehouses in Syria behind with only the destruction of weapons and zero human casualties.

According to well-informed sources in Syria, Russia has made it clear to Hezbollah that it has its own objectives, which are unrelated to the Israeli-Hezbollah struggle. Israeli jets coordinate with Russia any air presence over the Syrian territory and it is the right of the F-16s to hit any Hezbollah target related to this struggle, when dealing with weapon transfer or warehouses related to supporting Hezbollah in Lebanon and not related to Hezbollah supplies in Syria.

Israel also agreed with Russia that Moscow would not tolerate any attack against Hezbollah forces fighting terrorists, Jihadists and their allies in Syria. No fighting forces working along with Russia will be targeted by Israel under any circumstances.

Asked if information is leaked to Israel, the source believes it is not impossible to “air monitor” the arrival of a plane or a ship with weapons, the off-loading process and the storage. Israel hit a target following a long process of verification and monitoring. What is worth noting is the fact that Israel hits these targets when there are no personnel in these warehouses, seemingly willing to avoid human losses and retaliation.

According to sources, Israel is not limiting overall Hezbollah military capabilities but hitting at the specific part of its strategic weapon storage aimed at acquiring long-term military capability. Every six months or every year, there are new weapon technologies available. For example: a missile with limited precision delivered years ago is available today with 1-3 metres accuracy. Or perhaps a missile trajectory is altered to modify its travelling inconsistently to avoid interception. All these and more are provided on a regular basis as part of Hezbollah’s capability updates.

These are part of a long preparation of war between Hezbollah and Israel and not part of the next war. Hezbollah leader Sayed Hasan Nasrallah, according to sources, already gave the answer: we have all that we need for the next war, expected to last between 3 to 12 months. However, Hezbollah didn’t reach its self-sufficiency with fabrication of all the missiles it needs. Local production is limited to few inaccurate missile calibres but does not include long-range strategic missiles.

In relation to the possible forthcoming war with Israel, Hezbollah is prepared for the next war, only if imposed by Israel, and has taken all necessary measures to move missile launches away from inhabited civilian locations so as to avoid unnecessary destruction.

The Syrian war allowed the presence of Hezbollah units along the eastern mountains, on the Lebanese-Syrian borders. These offer a natural shelter for hiding and launching missiles. Moreover, the city of Qusseyr and the areas of Zabadani and Qalamoun are part of Hezbollah’s operational stage for any possible war with Israel. Hezbollah has created a new branch in Syria, moving all departments to that country where tens of thousand militants are operating on a daily basis on multiple fronts.